Gale

La gale : les différentes formes et ses traitements

Symptômes de la gale

Maladie de la peau, la gale est une affection très contagieuse se transmettant par le simple contact humain qui peut toucher tous types de personnes. Elle est due à un parasite se nommant le sarcopte considéré comme un acarien qui va pénétrer la couche superficielle de la peau. Sévissant dans n’importe quel milieu socio-économique, être touché par cette maladie ne veut pas automatiquement dire saleté et manque d’hygiène. C’est une infection le plus souvent bénigne, mais qui nécessite une consultation obligatoire chez votre médecin pour une prescription médicamenteuse. Il existe plusieurs formes de gale spécifique à l’homme qui vont être traitées de différentes façons incluant les soins de son entourage ainsi que de l’environnement dans lequel vit le malade.

La gale se traduira par différentes marques sur la peau, qui peuvent dans certains cas être difficilement visible à l’œil nu, car mesurant seulement 0,4 mm de diamètre. Étant extrêmement contagieuse, elle peut devenir épidémique comme dans les milieux du type maison de retraite ou foyers de sans-abris par exemple.

Les différents types de la gale

Il existe plusieurs formes de gales allant de la plus fréquente, à la plus contagieuse, à la plus grave :

La gale commune ou gale des gens propres

C’est le type de gale que nous retrouvons le plus souvent dans le monde, elle sévit chez les personnes ayant une hygiène impeccable. Nous retrouvons les symptômes les plus courants de ce type d’affection : une démangeaison très forte qui augmentera la nuit avec des lésions sur la peau qui sont principalement dues au grattage du patient ou à une réaction immunitaire. Ces démangeaisons peuvent se transformer en prurit ou en éruption d’eczéma. Ce type de forme va prendre entre deux à trois semaines d’incubation avant de présenter les premiers symptômes.

Avec un simple diagnostic clinique, il est très simple d’identifier ce type de gale au travers des zones infectées : espaces entre les doigts, poignets, coudes, fesses, face intérieure des cuisses ou encore sur les organes génitaux. D’autres signes peuvent être pris en compte :

  • Sillons scabieux : galerie creusée par les acariens dans la peau se révélant par des lésions rouges et sinueuses.
  • Les vésicules perlées : ce sont de petites bosses se situant à l’extrémité des sillons où les acariens vont pondre leurs œufs.
  • Les nodules scabieux : nodules rouges, violacés ou bruns qui se trouveront le plus souvent au niveau du sexe masculin

La gale commune peut être identifiée par le biais de techniques spécifiques comme le test à l’encre ou la dermatoscopie.

La gale croûteuse ou gale norvégienne

C’est une forme moins fréquente, beaucoup plus rare et se rencontrant le plus souvent chez les personnes d’un certain âge ayant un système immunitaire moins performant. Elle est extrêmement contagieuse, car des millions de parasites sont présents chez le patient et peuvent être transmis par un simple contact. La présence de croûtes profuses qui démange très peu ou pas du tout dans certains cas vont être les principaux signes de l’affection. Dues aux défenses immunitaires faibles, les lésions de grattage peuvent entrainer des infections comme une septicémie dans le plus grave des cas.

La gale du nourrisson

La gale du nourrisson ou du tout jeune enfant peut être difficile à diagnostiquer par la présence dans certains cas de signes sur le visage qui n’est pas spécifique à la gale classique. Nous allons retrouver ces signes cliniques généralement sur les mains et les pieds par l’apparition de petites cloques remplies d’eau claire ou purulente appelée vésiculo-pustules palmo-plantaires. Une fois atteint, la gale du nourrisson peut vite proliférer en se transformant en prurigo ou en eczéma diffus touchant dans certains cas le dos, le cuir chevelu ou le visage. D’autres symptômes peuvent être révélateur de la maladie : irritabilité, la fatigue, l’agitation, le manque de sommeil, l’anorexie.

La gale profuse ou diffuse

Ce type de gale touche généralement les patients manquant d’hygiène ou ne pouvant pas traiter les premiers symptômes dans les temps comme les sans-abris par exemple. Elle peut toucher aussi les personnes possédant un terrain immunitaire très faible comme celle souffrant du VIH. Elle va alors être disséminée et se caractériser par une extension de l’infection à l’ensemble de l’organisme. Les lésions vont être représentées par de nombreux sillons diffus que cela soit dans le dos, les poignets, les doigts ou les organes génitaux dû à la présence de centaines de parasites sur la peau.

La gale hyperkératosique

Cette forme de gale va être plus fréquente chez les personnes souffrant d’immunodépression, mais aussi dans un contexte de vie en collectivité pour les personnes d’un certain âge. Elle va se transmettre de la même façon que la gale classique, avec une possibilité de transmission supplémentaire par le toucher indirect comme le port de vêtement contaminé ou le coucher dans une literie atteinte. Les parasites de ce type de gale peuvent survivre sur un tissu pendant plusieurs jours. Les signes sont une présence de lésion sur tout le corps y compris les zones moins souvent atteintes comme le visage, le cuir chevelu ou les ongles. Elle va se manifester par une érythrodermie et des lésions hyperkératosiques, mais aussi par un prurit discret.

Comment peut se transmettre la gale ?

La gale est très contagieuse, c’est pour cela qu’il faut faire attention et prendre certaines mesures lorsqu’un membre de votre famille est atteint par la maladie. Trouble cutané, la contamination va le plus souvent passer par le contact de l’Homme à l’Homme. Il existe certains cas de transmission par l’animal, mais cela reste assez rare. Pour qu’il y ait passation de la maladie, il doit survenir d’un contact direct et long avec le malade ou d’un acte sexuel.

Dans certains cas beaucoup plus exceptionnels, une contamination indirecte peut être remarquée par une literie infectée, des vêtements atteints ou par des animaux domestiques qui se trouveront être seulement le réservoir entre la personne infectée qui a touché l’animal et la personne pouvant l’être. Ce parasite ou sarcopte peut continuer à vivre 3 jours en dehors d’un milieu humain, mais sous certaines conditions (temps sec et présentant une température de 25° Celsius).

Quel traitement efficace pour la gale ?

Le traitement médicamenteux de la gale est obligatoire si vous souhaitez l’éradiquer, c’est une maladie ne se soignant pas d’elle-même. Ce traitement va inclure la personne infectée, tous les membres de son entourage ainsi que l’environnement dans lequel elle vit. Ce traitement devra être réalisé en même temps pour qu’il soit efficace et traité simultanément pour qu’il n’y ait aucun risque de récidive.

Deux traitements sont disponibles pour les patients qui doivent être accompagnés de soins supplémentaires :

Voie locale : le plus utilisé sur le marché

  • Le benzoate de benzyle : lotion qui va s’appliquer sur le corps entier sauf le visage à l’aide d’un pinceau. S’appliquant en couches successives après la douche et demandant généralement plus d’une application puisqu’une seule ne dépasse pas 60 % d’efficacité sur la maladie. Le patient doit garder le produit sur lui pendant une période de 24 h successives. Pour les enfants le temps d’application sera réduit de moitié généralement.
  • L’esdépallétrine qui est un spray qui aidera à pulvériser le produit sur tout le corps toujours en évitant le visage. Si celui-ci doit être traité aussi, l’application du produit se fera par un coton imprégné. Attention ce médicament est contre indiqué chez les personnes souffrant d’asthme et chez les nourrissons.
  • La perméthrine à 5 % en crème utilisée principalement dans les pays occidentaux. Elle doit être appliquée en deux fois à huit jours d’intervalle et rester sur la peau minimum 8 heures.

Voie orale : le traitement remboursé par la sécurité sociale

L’ivermectine, traitement le plus efficace et dont la prise est le plus simple (prise unique). Dans certains cas et lors d’une rechute ou de prurit persistants, une seconde prise peut être prescrite, 7 à 14 jours après la première. En cas d’épidémie ou de vie en collectivité, c’est le traitement à privilégier. Certains effets peuvent apparaître à la prise comme des étourdissements et des vertiges, mais cela reste mineur. Cette molécule est utilisée dans le traitement de la gale classique, mais aussi pour la gale crouteuse ou diffuse à des doses différentes.

Pour le traitement de certaines gales compliquées, le traitement par voie orale peut être couplé à un traitement par voie locale. La molécule est déconseillée pour les enfants de moins de 15 kilos.

Sachez que dans tous les cas, les personnes habitant avec le patient devront être eux aussi traités à moindre dose, mais ne devront pas l’éviter même si aucun signe de démangeaisons n’est visible.

Traitement de l’environnement

Pour un accompagnement du traitement plus performant et afin d’éviter toutes rechutes, l’environnement dans lequel le patient infecté évolue devra être traité. Voici certains conseils que nous vous poussons à suivre :

  • Effectuer un grand ménage de printemps de votre maison
  • Désinfecter la literie, les vêtements, le linge, les serviettes, les sous-vêtements, les oreillers, les draps, couettes, housses de matelas en les passant à la machine à laver à une température minimale de 60°.
  • Pour les meubles non lavables comme les canapés, matelas… il faudra utiliser une poudre ou un spray désinfectant (anti acaricide) qui en 24 h éradiqueront les parasites.

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